vendredi 23 août 2013

Ce jour








Jamais, jamais, je n'oublierai,
Ce jour, ce jour et ces regrets.

Mes larmes amèrement coulaient.
Mon cœur absent me désertait.

Mon  cœur absent, mon cœur discret,
Si loin fuyait. Je n'oublierai.

Mes larmes amèrement coulaient.
Mon cœur absent me désertait.

Et mon cœur, mon cœur si paisible,
Fuyait, fuyait dans l'indicible.

Dans l'indicible, il s'effaçait,
Il se noyait, il s'absentait.

L'oubli, à jamais se refuse
Et dans mon âme, aucune ruse.

Pour fuir cette destinée,
Mon cœur, mon cœur lui s'en allait.


13 commentaires:

  1. Pour ne pas peser davantage sur
    ton coeur " noyé ",
    je ne vais pas y rajouter le poids des mots inutiles.
    Tout simplement, malgré la souffrance devinée,
    ton texte est sublime, Lyne !
    Avec Toi.

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    1. Merci Ymi pour ce compliment! Cependant, ne t'inquiète pas trop pour moi.Tout va bien.
      J'ai écrit cette poésie en m'inspirant d'une poésie de Paul Verlaine: Poésie VII d' Ariettes oubliées que je copie ci-dessous:

      Ô triste,triste était mon âme
      A cause, à cause d'une femme.

      Je ne me suis pas consolé
      Bien que mon coeur s' en soit allé,

      Bien que mon coeur, bien que mon âme
      Eussent fui loin de cette femme.

      Je ne me suis pas consolé,
      Bien que mon coeur s'en soit allé.

      Et mon coeur, mon coeur trop sensible
      Dit à mon âme, est-il possible,

      Est-il possible,-le fût-il,-
      Ce fier exil,ce triste exil?

      Mon âme dit à mon coeur: Sais-je
      Moi-même, que nous veut ce piège

      D'être présents bien qu'exilés,
      Encore que loin en allés?





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  2. Un très beau texte. De la tristesse plus que de la mélancolie.

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  3. coeur et âme en prière pour plus grand que soi
    larmes en retombée lente
    sur le napperon de ma tendresse

    regard

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  4. Les regrets rejoignent les mots du vide
    Quand la vie transforme nos certitudes
    En des tracés éphémères
    Qui s'endorment dans les sables mouillés du passé
    mais croyons toujours
    Aux vagues d'espérance
    Que les océans du temps
    Offrent à nos cœurs blessés

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    1. Les vagues d'espérance , les océans du temps... toute ta sensibilité et ta générosité dans ces mots et ces sublimes images.Merci Marie.

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  5. Un peu triste à lire, difficile à penser, mais tous le monde a l'expérience douloureuse une fois au moins. J'espère que tu vas bien. Un poème du coeur souffrante mais il est beau. Bisous.

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    1. Merci Mai , oui je vais très bien, j'espère ne pas t'avoir trop désolée avec cette poésie. merci . Bisous

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  6. Sous le cerisier,
    je n'oublierais
    les heures de jeux .
    Et mon père à côté .
    Son grand père
    qu'il aimait
    mon fils.

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    1. Dans le jardin de mes parents, il y avait aussi un cerisier. Je me souviens d'un jour d'été, mon grand-père tenait dans ses bras mon fils ainé âgé de quelques mois...

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