mercredi 26 août 2015

Soir


"Un être rêveur heureux de rêver, actif dans sa rêverie, tient une vérité de l'être, un avenir de l'être humain."
Gaston Bachelard












Être passée cent fois 
Sans voir, sans deviner
Qu'en ces lieux...

Ô douce apparition! 
Jour si doux.
Voir, enfin!

Deux rangées d'oliviers,
Un chemin ombragé
Dans la clarté d'un soir,
L'été.
Au fond d'un vert jardin,
Sous des herbes argentées,
Une bâtisse rouge.
Deux femmes et des enfants 
Occupés tendrement.

Le soleil descend
Près des montagnes bleues

Lyne-Anke









12 commentaires:

  1. Bonjour Lyne!

    Autant tes souvenirs sont lumineux, que le mien est tenté de bleu nuit.

    Partie sur les pas de mes ancêtres le 29 février 2012, j'ai retrouvé sur les branches d'un olivier en haut de la montagne, des fruits oubliés ...

    J'aime beaucoup l'huile d'olive toujours présente dans ma cuisine et je ne peux pas ignorer un olivier où qu'il se trouve. Maintenant les oliviers sont très à la mode pour décorer les jardins ...

    Ils représentent la lumière oscillante que ma grand-mère allumait dans sa cuisine au crépuscule, réveillant ainsi l'ombre des fantômes sur les murs, leurs petits yeux brillaient dans la soupe et les patates recouvertes d'un joli filet d'or étaient délicieuses! En ce temps là, le champ d'oliviers était leur seule richesse ...

    Ton poème est très beau ♥

    RépondreSupprimer
  2. Merci Lune, j'aime beaucoup ce récit, ce beau souvenir d'enfance. Moi aussi, j'aime les oliviers. Mes arrière-grands-parents avaient un terrain qu'ils appelaient "les oliviers" tout planté de cet arbre, lieu de promenade, de jardinage et de cueillette l'automne venu. Ce terrain qui a appartenu à une de mes grande-tante par la suite vient d'être vendu...J'en ai le souvenir. Un terrain étroit et tout en longueur sur une colline caillouteuse escarpée. De petits arbres qui donnaient encore des fruits ces dernières années et une petite provision d'huile d'olive que l'on se partageait en famille.

    RépondreSupprimer
  3. Sur tes mots, on s'attarde pas à pas doucement
    et l'on rêve!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un lieu paisible caché par les oliviers qui bordent une petite route de campagne que j'emprunte souvent mais ce soir-là, une halte imprévue en cet endroit précis pour acheter quelques fruits à des enfants et cette belle découverte, qui m'a fait une si douce impression que j'ai eu envie très vite d'écrire quelque chose pour ne pas l'oublier.

      Supprimer
  4. Je suis revenue relire ce beau poème...
    Je pars une quinzaine de jours...
    A bientôt

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Marie de ta visite, je te souhaite de faire un agréable voyage, en attendant, bonne journée!

      Supprimer
  5. Nous sommes souvent pris par nos pensées et nous ne voyons ce qui se déroule sous nos yeux.
    Le coin a l'air très beau !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le lieu mais aussi, l'instant, la lumière ...à moins que cela ne soit un état d'esprit particulier à ce moment de contemplation.
      Bonne journée!

      Supprimer
  6. Un beau poème et un lieu superbe. Espérons que les oliviers échapperont à la maladie qui se répand. Bonne journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Danièle. Oui, espérons que l'on arrivera à combattre cette maladie tellement dévastatrice. Bonne fin de semaine.

      Supprimer
  7. douceur , profondeur , de la tendresse à fleur de sel pour déguster de bonnes patates cuites à la braise

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une femme âgée et un jeune garçon avaient allumé un petit feu de broussaille de l'autre côté de la route, en bordure d'un canal d'irrigation.

      Supprimer

Vous pouvez laisser un commentaire: