lundi 24 avril 2017

Less is less






Less is less...

"Less is less" contre-pied de "Less is more", "Le moins c'est aussi le plus" une formule inventée par l'architecte allemand Mies Van der Rohe qui fait référence au minimalisme en design et en architecture.
Cette image d'un sans-abri endormi à même le sol dans une rue à côté de cartons, de grands sacs poubelles comme ceux que l'on jette lorsque adepte du minimalisme on trie, range et jette tout ce qui encombre un logement. Paradoxe de notre époque, scandale silencieux et inconscience collective. Victor Hugo, poète et grande âme , auteur des Misérables, qui dénonceait les injustices, présent dans mes pensées. J'ai associé son portrait plein d'intelligence à cette image de notre époque. Beaucoup reste à faire...









Quelques liens :


SDF 75

Ré-enchanter nos villes

Loger les SDF

Résoudre la problématique des sans-abris

8 commentaires:

  1. Réponses
    1. "Less is less" contre-pied de "Less is more" une phrase qui fait référence au minimalisme en design et en architecture.
      Cette image d'un sans-abri endormi à méme le sol dans une rue à côté de cartons, de grands sacs poubelles comme ceux que l'on jette lorsqu'adepte du minimalisme on trie, range et jette tout ce qui encombre un logement. Paradoxe de notre époque, scandale silencieux et inconscience collective. Victor Hugo, poete et grande àme, auteur des Misérables, qui dénonceait les injustices, présent dans mes pensées. J'ai associé son portrait plein d'intelligence à cette image de notre époque. Beaucoup reste à faire...

      Supprimer
    2. Ben ! j'aurais jamais pensé à tout ça. Faut dire que je suis un peu ignare !!

      Supprimer
    3. Mais pas du tout Daniel. J 'ai tendance à publier des articles inachevés que je complete par étapes. J'ai peu de temps et cela m' aide à ne pas me disperser. Pour cet article, le début était un peu sec, difficile à comprendre. Merci de ta patience. Bonne journée.

      Supprimer
    4. @Daniel
      P.S.
      En fait je pense que le problème des SDF doit être abordé de façon frontale et scientifique par nos dirigeants. Les individus et les associations font beaucoup mais il faut une réflexion de tous et poser les vrais problèmes.

      Supprimer
  2. Deux photos qui donnent à réfléchir sur notre humanité...
    j'ai relu le discours sur la misère de Victor Hugo...
    Impressionnant!
    c'était le 9 Juillet 1849
    il est encore d'actualité!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Marie.
      Victor Hugo
      Victor Hugo : « Détruire la misère » (9 juillet 1849)

      Le discours de Victor Hugo appuie la proposition d'Armand de Melun visant à constituer un comité destiné à « préparer les lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique ».




      Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère.

      Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas rempli.

      La misère, messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu'où elle est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

      Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver.

      Voilà un fait. En voulez-vous d'autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté, après sa mort, qu'il n'avait pas mangé depuis six jours.

      Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

      Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

      Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé !

      Supprimer
  3. J'ai été SDF...
    J'affirme que plus de la moitié de ces gens sont des excentriques qui ne veulent pas entrer dans le système... Ils préfèrent parasiter le système, comme des sang-sues qui s'abreuvent du sang de leurs proies...
    Je ne suis pas ému de ceux-là.
    De plus, je ne donne rien à ces gens qui "attendent"... L'assistanat n'est pas une aide, c'est une condamnation.
    A méditer.

    RépondreSupprimer

Vous pouvez laisser un commentaire: