lundi 18 novembre 2013

Légions de feuilles mortes











Le vent souffle derrière la porte.
Les feuilles mortes bohémiennes
Posent leur ronde aérienne,
Près du seuil, défaillante cohorte.



L'heure git . Les légions de novembre,
Roussies, froissées, si finement craquant.
"Ouvrez-nous!"  le sec appel disloquant!
"C'est la fin, et déjà l' antichambre!"



Violent, le vent roule tous ses tambours
Portant vers l'au-delà les pauvrettes
Tombant bientôt sous la gâchette
De la pluie glacée, funeste séjour.




8 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé l'originalité de ton poème où les feuilles sont des légions que la pluie va fusiller en écoutant les tambours du vent..

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    1. Merci Marie,
      Chez nous depuis quelques jours du vent, de la pluie et des feuilles en nombre qui volent, jonchent le sol. Novembre en plein.
      Bonne journée!

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  2. J'aime beaucoup ce poème. Les feuilles s'en vont .....Mais reviendront....Comme les âmes.

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  3. Un poème où les mots craquent à souhait !

    Quelques-unes d'entre elles
    parviendront peut-être au point lumineux...

    belle soirée

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  4. Merci de votre visite Yanis. C'est vrai, au bout de l'allée, un point lumineux comme une issue à ce champ de bataille...Peut-être...

    Bonne journée

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  5. feuilles mortes
    saisies dessaisies
    du craquant froissant sous la semelle
    bel enfant de l'appel
    que le vent fait sien
    sous le cache col que l'on resserre.
    regard.

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  6. Merci Regard,

    Feuilles sèches
    la troisième saison
    file à l'anglaise

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